L’art dans la ville, La Roche-sur-Yon 1804-2025

Bernard Pagès, Fontaine Olof Palme 1986.

Artistes cités dans l'ouvrage :
ADEC
ADOR
Adrienne Sabrier
Agents municipaux
Aiser, Korsé, Nomi, Persu, Smurf
Albert Deman
Annick Sterkendries
Antonio Asis
Aram Minassian
Ary Bitter
Atelier Ma Gomme
"Atelier Ma Gomme, Francine Guiet,
François Gigaud, Blandine Le Pallec, restauration par Christine Tesson"
Auguste Suchetet
Barto & Barto
Béatrice Casadesus
Bernard Belluc
Bernard et Yvette Alleaume-Vincent
Bernard Pagès
Bertrand Dorny
Bertrand Lavigne
Blandine Le Pallec
Carlos Cruz-Diez
Claude Legrand-Segaust
Collectif MONsTR
"Collectif Nejma, Stéphanie Poupeau, 
Lucie Laluz"
Damien Chauvière
Daniel Tremblay
Danny Steve
Dominique Bulteau
Dominique Chabot
Dominique Cousseau
Evor
Fonderie d'art Macheret
François Gigaud
Frédéric Bouffandeau
Gustave Tiffoche
Guyleine Girard
inconnu
Ion Olteanu
Jacques Brachet
Jacques Golly
Jacques Launois
Jacques Raoult
Jacques Simon
Jan et Joël Martel
Jean Boucher
Jean Roblin
Jean Zorko
Jean-François Dolbeau
Jean-Luc Cousin
Jean-Marie et Marthe Simonnet
Jean-Pierre Da-Gioz
Jean-Pierre Dussaillant
Jean-Pierre Viot
Jérôme Tisserand
Joël Dabin
Julien G
Julien Vrignaud
Kafé Korsé
Léonard Soriano
Lucas Grandin
Malte Martin
Marie Drouet
Marthe Baumel-Schwenck
Maryse Eloy
Matth Velvet
Maurice de La Pintiere
Monsieur Chat
Mourad Horch
Natos, Dirti, Mary et Jiem
Nicolas Bouriot
Nicolas Schöffer
Noël Pasquier
Nom de l'artiste
Pedro Portugal
Philippe Pateau
Philippe Thill
Pierre Gaucher
Pierre Perron & Ekke Rautenstrauch
Pierre-Augustin Marboeuf
René Leleu
Robert Corbrat, Jean-Claude Jacques
Robert Lange
Sylvain Fuchs
Victor Brecheret
Winshluss
Yaacov Agam
Yvan Mercier
Zailfana
Jean-Léon Gérôme
Paul Baudry
Fabrice Hyber
Pierre Szekely 
Marta Pan

Artiste-auteur et chercheur en histoire de l’art, je m’attache depuis plusieurs années à étudier la problématique de l’art dans l’espace public ainsi que ses déclinaisons à l’échelle d’un territoire pouvant servir d’exemple type.

Béatrice Casadesus, sans titre, 1969 La Roche-sur-Yon

Pourquoi, comment ce projet ?

Autrefois élève dans un lycée abritant deux œuvres du 1 % artistique réalisées par Yaacov Agam et Nicolas Schöffer, j’ai longtemps été surpris de la présence de deux figures de ce rang dans un établissement d’une ville moyenne de province. Désireux d’en connaître plus, je me suis retrouvé face à un certain nombre de flous, de lacunes et d’oublis. Avec des archives et bases documentaires muettes de prime abord, je me suis engagé sur mon temps libre dans une quête des œuvres d’art dans les cours d’écoles, collèges et lycées. Une recherche qui est vite devenue un inventaire inédit de l’art public à La Roche-sur-Yon. Quatre axes de travail sont à relever :

  • Le repérage de terrain fut indispensable puisqu’aucun inventaire n’existait. Durant les week-ends, vacances… j’ai choisi d’arpenter les rues et places à la recherche d’œuvres ou de traces. Le 1 % fut la première raison, ce sont greffées de nombreuses commandes municipales, deux commandes publiques… Fondamentale, cette longue étape (appuyée par la prise systématique de notes et photographies) a permis de dégager des faisceaux d’indices et de preuves afin d’engager par ailleurs le processus de recherches.
  • La recherche documentaire et archivistique a souvent étayé les constats du terrain. Plus encore, il s’est agi de défricher des traces à la lumière de documents bien souvent lacunaires ou partiels. Archives locales, régionales et nationales ont été (et sont encore) explorées en ce sens. Primaires, ces sources sont éclairées grâce au croisement avec la presse d’époque ou encore avec divers ouvrages documentaires.
  • La collecte de témoignages a permis de confirmer des pistes, mais également d’en déployer de nouvelles. Artistes, ayant-droits, galeristes, architectes… au moins de 60 actrices et acteurs du sujet ont fait l’objet d’échanges directs, dont différents longs entretiens.
  • La transmission auprès des collectivités et des publics est l’étape la plus présente aujourd’hui encore, notamment avec ce projet. Articles de presse, conférences thématiques, évocation de l’art public dans un livre sur l’histoire et le patrimoine de Fontenay-le-Comte, visites tactiles à destination des déficients visuels, visites guidées, publication d’un plan guide distribué gratuitement, lien avec les collectivités pour encourager un suivi des œuvres, sont autant de jalons dans ce long processus qui a facilité l’appropriation du sujet par la municipalité de La Roche-sur-Yon, laquelle a récemment créé un parcours d’une partie des œuvres d’art. L’étape qu’est le livre doit laisser un témoignage durable, un état des lieux de la présence artistique dans la ville à un instant T.
Jean-Léon Gérôme, monument à Paul Baudry, 1897

L’éditeur et les orientations scientifiques

S’agissant d’une démarche de recherche et d’écriture croisant Histoire contemporaine et Histoire de l’art, choix de l’éditeur est porté sur le Centre vendéen de recherches historiques (CVRH), maison d’édition appuyée par les collectivités, deux associations de chercheurs et Sorbonne Université. Ayant déjà publié deux ouvrages et quatre articles scientifiques pour cet éditeur, je suis soutenu dans ce projet Art public qui doit concourir à renouveler l’historiographie locale et à offrir une visibilité à un sujet bien trop rare en certains territoires. L’étude du XXe siècle fait partie des axes structurants du projet éditorial des prochaines années. Ce projet est assurément un inédit scientifique et visuel pour mon éditeur, qui demeure cependant habitué de la publication de monographies et livres d’art.

Deux aspects fondamentaux sont à relever :

  • Le conseil scientifique universitaire porté par Sorbonne Université (anciennement Paris IV) relit et avalise chaque projet éditorial. Historiens, juristes, chercheurs, professionnels extérieurs invités, accordent, ou non, leur accord pour publication et accompagnent le projet dans sa dimension scientifique.
  • La reconnaissance et la capacité de diffusion de l’éditeur sont des atouts intéressants pour assurer une présence à l’échelle d’une vaste région et une disponibilité de l’ouvrage en tous points de France, voire d’autre pays.
Yaacov Agam, antichambre des appartements de l'élysée, pompidou, 1974

Le livre final (horizon 2026 ou 2027)

Dans mon projet d’écriture, j’envisage la question locale non dans une approche régionaliste, mais avec l’idée d’illustrer un sujet général au regard d’un cas précis. La Roche-sur-Yon permet en effet de traiter les aménagements publics du XIXe siècle, le décor peint, la statuomanie, l’art confronté à la guerre, le 1 % artistique au travers d’artistes internationaux et locaux, la Commande publique, la commande des collectivités, différents enjeux en lien avec le street-art, l’acceptation et le rejet des œuvres. En ceci, il s’agit d’un ouvrage à portée plus large que le seul territoire, il convient d’offrir aux chercheurs et amateurs un objet d’étude complet sur un sujet pouvant servir d’exemple type. En totalité, plus de 120 œuvres sont étudiées afin de nourrir le propos et ses perspectives. Régulièrement, les exemples locaux sont enrichis de situations en d’autres territoires afin que le prisme puisse sans cesse être le plus complet. Dans ce sens, cet ouvrage, est un projet se voulant rare par ses axes et leur traitement.

Une attention particulière est portée quant à la diversité des médiums artistique, mais également à la place des certaines artistes femmes dont les carrières et travaux ont pu souffrir d’une certaine invisibilisation. Il s’agit, toujours dans une perspective scientifique, de pallier le manque de connaissances et d’offrir une lecture la plus complète possible.

malte martin vibration quai m la roche sur yon

Le parti-pris est chrono thématique. Il permet des appels d’exemples analogues à ceux détaillés, il offre également la possibilité d’entrer plus en profondeur sur des aspects saillants. En premier lieu, l’introduction doit situer l’émergence du 1 % artistique dans un processus au long cours où les actions publiques se mettent en œuvre selon les contextes. À ce sujet, des pièces parlementaires inédites permettront de donner une lecture nouvelle aux politiques bâties lors des années 1930. Le premier chapitre témoigne de la lente mise en place d’un environnement artistique du début du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale. Il est question de recouper les projets avec leur contexte politique, identitaire ou urbanistique. Ce chapitre met en exergue l’affirmation et l’autonomie des territoires à mesure que le cadre administratif et social que nous connaissons aujourd’hui se met en place. En prolongement, le deuxième chapitre vient accentuer sur le fort développement de l’art public porté par les politiques urbaines et le 1 % artistique. Il s’agit de montrer quels mécanismes concourent à donner à certains territoires des spécificités qui dénotent dans un environnement plus large. Plus encore, le propos veut interroger certains médiums. Le dernier chapitre porte le regard sur l’acceptation et le rejet. Ce, à travers la critique populaire et médiatique, par le biais des conflits touchant à la succession d’artistes ou par la fonte coordonnée par l’État en temps de guerre…

Le propos est complété d’une conclusion replaçant l’ensemble en perspective, il est également augmenté de trente notices d’artistes choisis dans l’idée de doter le livre d’un panorama exhaustif des œuvres réalisées. Bien qu’il soit impossible de renseigner la nature plastique (faute de sources suffisamment précises par exemple) de chaque œuvre inventoriée, la liste complète, avec nom des artistes, localisation, médium… vient couronner l’ouvrage.

L’objet de cette page est de dresser un état de l’avancée du projet. Mise à jour le 14 mai 2026.

2 réponses à “L’art dans la ville, La Roche-sur-Yon 1804-2025”

  1. Avatar de Michel Durand
    Michel Durand

    Tu devrais dans le titre élargir ton propos . Réflexion sur l art dans l espace public à travers une ville moyenne car ton projet est ambitieux. Je te parle du titre car je comprends que dans ton esprit c est bien la réflexion que tu mènes ( remarquablement d ailleurs ). Amitiés

    1. Avatar de William Chevillon

      Bonjour Michel,
      Merci de ton retour. C’est hélas la contrainte d’un titre qui se doit d’être bref dans ce domaine, je ferai en sorte que la quatrième de couverture soit très explicite de sorte que l’on saisisse l’entièreté du projet.
      Amitiés, William

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