{"id":717,"date":"2023-09-24T17:51:34","date_gmt":"2023-09-24T15:51:34","guid":{"rendered":"https:\/\/williamchevillon.fr\/?p=717"},"modified":"2024-04-16T14:46:09","modified_gmt":"2024-04-16T12:46:09","slug":"larchitecture-neoclassique-des-eglises-vendeennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/williamchevillon.fr\/index.php\/2023\/09\/24\/larchitecture-neoclassique-des-eglises-vendeennes\/","title":{"rendered":"L\u2019ARCHITECTURE N\u00c9OCLASSIQUE DES \u00c9GLISES VEND\u00c9ENNES"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L\u2019ARCHITECTURE N\u00c9OCLASSIQUE DES \u00c9GLISES VEND\u00c9ENNES AU XIX<sup>E <\/sup>SI\u00c8CLE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>ENTRE APPROCHE PRAGMATIQUE ET VOLONT\u00c9 MODERNISTE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00c9crit \u00e0 la suite d\u2019une conf\u00e9rence donn\u00e9e \u00e0 Fontenay-le-Comte en 2018, cet article se veut un point d\u2019\u00e9tape dans un processus de recherches au long cours quant \u00e0 l\u2019architecture n\u00e9oclassique sur le territoire vend\u00e9en, et notamment la question des constructions religieuses. \u00c9voquer la situation de l\u2019\u00c9glise dans le d\u00e9partement au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est une affaire complexe, tant le travail de reconstruction fut grand, tant les oppositions entre gallicans et ultramontains furent marqu\u00e9es, tant des \u00e9piscopats inscrivirent leurs h\u00e9ritages dans la dur\u00e9e, tant les rapports entre l\u2019\u00c9glise et l\u2019\u00c9tat ont pu se placer dans des cheminements contrast\u00e9s. L\u2019aspect trait\u00e9 ici se rattache n\u00e9cessairement \u00e0 l\u2019ensemble de ces sujets, mais il convient d\u2019en circonscrire le traitement \u00e0 une lecture de l\u2019architecture, des influences culturelles et du contexte \u00e9conomique imm\u00e9diat.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Trait\u00e9e \u00e0 de multiples reprises, la question du patrimoine religieux vend\u00e9en au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est plut\u00f4t bien connue de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. Sur les 300 \u00e9glises du d\u00e9partement, environ 25 ont connu une destruction totale dans le contexte de la guerre de Vend\u00e9e<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle pourtant, un tiers des \u00e9glises vend\u00e9ennes sont reb\u00e2ties <em>ex-nihilo<\/em> et un autre tiers sont tr\u00e8s largement remodel\u00e9es. Petitesse, v\u00e9tust\u00e9 ou caract\u00e8re trop sombre, les pr\u00e9textes pour reconstruire sont nombreux et dans une majorit\u00e9 des cas, le style n\u00e9ogothique est choisi. Dans le Sud-Vend\u00e9e les choses diff\u00e8rent. Si les \u00e9glises disparues de Chambretaud<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a> et Saint-Christophe-du-Ligneron ainsi que celles existantes de Br\u00e9tignolles-sur-Mer, Saint-Vincent-Sterlanges et Saint-Hilaire-de-Loulay, ou La Barre-de-Monts dans une moindre mesure, pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques n\u00e9oclassiques, il convient de relever une proportion sup\u00e9rieure dans le tiers sud du d\u00e9partement. La pr\u00e9sence du style n\u00e9oclassique y est en effet plus marqu\u00e9e, avec neuf sanctuaires concern\u00e9s lors du second quart du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le n\u00e9oclassicisme architectural, caract\u00e9ristique d\u2019une p\u00e9riode d\u2019un peu plus d\u2019un si\u00e8cle \u00e0 compter du d\u00e9but du r\u00e8gne de Louis XV, est une forme de retour \u00e0 une puret\u00e9 des lignes antiques, inspir\u00e9e de d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques majeures telles que celles de Pomp\u00e9i et d\u2019Herculanum. La monumentalit\u00e9 des constructions est ainsi plus frontale et pure, assez loin du prestige classique, baroque et tr\u00e8s horizontal de Versailles ou du Grand Trianon. L\u2019un des t\u00e9moignages r\u00e9gionaux de la transition entre le courant classique et le n\u00e9oclassicisme est le ch\u00e2teau de Pierre-Lev\u00e9e \u00e0 Olonne-sur-Mer, il est \u00e9lev\u00e9 dans les ann\u00e9es 1770 d\u2019apr\u00e8s les plans de Nicolas Ducret. Architecture du XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, le style n\u00e9oclassique peut \u00eatre \u00e9galement vu comme un prolongement de certains programmes d\u00e9pouill\u00e9s de la Contre-R\u00e9forme. C\u2019est en ceci que l\u2019exemple local de Lu\u00e7on est significatif. B\u00e2ti \u00e0 la jonction des XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles d\u2019apr\u00e8s les plans de l\u2019architecte poitevin Fran\u00e7ois Le Duc, le massif occidental de la cath\u00e9drale de Lu\u00e7on pr\u00e9sente un \u00e9tagement des ordres antiques assez courant depuis le XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, une assise assez lourde mais un \u00e9lancement et une simplicit\u00e9 que l\u2019on retrouvera plus tard dans le courant n\u00e9oclassique. On ne consid\u00e8re pas ici la fl\u00e8che gothique b\u00e2tie simultan\u00e9ment par le m\u00eame architecte et reconstruite avec quelques diff\u00e9rences au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Plus modeste et contemporaine du r\u00e8gne de Louis XVI, la chapelle de l\u2019Union-Chr\u00e9tienne \u00e0 Fontenay-le-Comte porte le t\u00e9moignage du d\u00e9ploiement des congr\u00e9gations, mais \u00e9galement d\u2019une architecture religieuse d\u00e9pouill\u00e9e et rigoureuse.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-722\" srcset=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-300x200.jpg 300w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-768x512.jpg 768w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-1536x1023.jpg 1536w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-1200x799.jpg 1200w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1-1980x1319.jpg 1980w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/36762128273_4339722138_k1.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le ch\u00e2teau de Buzay (Charente-Maritime), dessin\u00e9 par Nicolas Ducret dans les ann\u00e9es 1770. Au m\u00eame moment, l&rsquo;architecte \u00e9rige le ch\u00e2teau de Pierre Lev\u00e9e (Olonne-sur-Mer).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Marqu\u00e9 par les grands courants de pens\u00e9es de la Renaissance, le calvinisme et la Contre-R\u00e9forme, le Sud-Vend\u00e9e poss\u00e8de au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle un h\u00e9ritage culturel et spirituel qui peut expliquer en partie la forte pr\u00e9sence d\u2019une architecture \u00e9loign\u00e9e des canons gothiques. Plus perm\u00e9able aux id\u00e9es ext\u00e9rieures, le Sud-Vend\u00e9e a \u00e9galement connu des contextes politiques et internes \u00e0 l\u2019\u00c9glise catholique qui ont souvent \u00e9t\u00e9 distincts des deux-tiers nord du d\u00e9partement. L\u2019architecture r\u00e9v\u00e8le ici un dimorphisme religieux et politique \u2013 que l\u2019on observe d\u2019ailleurs lors de la R\u00e9volution fran\u00e7aise et de ses suites \u2013&nbsp; largement comment\u00e9 par les historiens, politistes, etc. Nous y reviendrons, mais la temporalit\u00e9 des reconstructions d\u2019\u00e9glises en Sud-Vend\u00e9e constitue une diff\u00e9rence majeure par rapport au reste du territoire d\u00e9partemental. Cette diff\u00e9rence chronologique a donc pour cons\u00e9quence la forte pr\u00e9sence d\u2019un style rappelant l\u2019Antiquit\u00e9 sur un territoire pr\u00e9cis. Outre la chronologie il convient de soulever un facteur d\u2019influences \u00e9manant des recompositions d\u2019aires dioc\u00e9saines, l\u2019ancien territoire du dioc\u00e8se de Maillezais \u00e9tant sous administration rochelaise depuis le XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le si\u00e8ge \u00e9piscopal de Lu\u00e7on \u00e9tant rattach\u00e9 \u00e0 La Rochelle avec le Concordat de 1801. L\u2019absence d\u2019un dioc\u00e8se d\u00e9partemental jusqu\u2019en 1817 peut justifier une perm\u00e9abilit\u00e9 culturelle relative entre le Sud-Vend\u00e9e et la Charente. Cet aspect est d\u2019ailleurs illustr\u00e9 au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avec les transformations apport\u00e9es au ch\u00e2teau de L\u2019Hermenault par l\u2019\u00e9v\u00eaque rochelais Fran\u00e7ois-Joseph-Emmanuel de Crussol d&rsquo;Uz\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un go\u00fbt architectural d\u00e9velopp\u00e9 partout en France<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>En France, la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est \u00e0 la fois marqu\u00e9e par un red\u00e9veloppement puis par les derniers feux du n\u00e9oclassicisme architectural, mais aussi par le r\u00f4le essentiel de l\u2019\u00c9tat dans le choix des projets. De 1802 \u00e0 1848, c\u2019est au Conseil des b\u00e2timents civils que sont soumis les projets de constructions pour lesquels un financement de l\u2019\u00c9tat est demand\u00e9. Ainsi, l\u2019avis favorable du Conseil est indispensable pour d\u00e9bloquer des fonds, \u00e0 l\u2019exception notable, \u00e0 partir de 1821, des projets dont le co\u00fbt est inf\u00e9rieur \u00e0 20&nbsp;000 francs<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Si le Conseil des b\u00e2timents civils n\u2019impose pas de parti pris architectural, il ne reste pas moins sensible \u00e0 la rigueur du style n\u00e9oclassique \u00e0 plan basilical. En effet, celui-ci pr\u00e9sente l\u2019avantage d\u2019\u00eatre \u00e9conome et moderne, notamment pour les territoires ruraux o\u00f9 l\u2019on tient \u00e0 diffuser une esth\u00e9tique nouvelle en opposition au caract\u00e8re rustique des \u00e9glises anciennes \u2013 cet argument ne manque d\u2019ailleurs pas d\u2019\u00eatre utilis\u00e9 par un certain nombre de paroisses souhaitant rompre avec leurs \u00e9glises m\u00e9di\u00e9vales. Sans \u00eatre totalement proscrit, l\u2019usage de la croix latine est rare dans les projets soumis au Conseil&nbsp;: ce type de plan accro\u00eet significativement le co\u00fbt de construction et il tranche avec la monumentalit\u00e9 nue d\u2019un plan basilical, dont les murs sont d\u00e9pourvus d\u2019ar\u00eates et de contreforts.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la suite de l\u2019esprit du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la pr\u00e9sence monumentale est assur\u00e9e autant par le programme architectural que par la position, en hauteur ou sur un d\u00e9gagement, de l\u2019\u00e9glise dans la ville ou le village. Sans \u00eatre un standard strict, de nombreux projets avec un ch\u0153ur en saillie sur le mur sont par exemple accept\u00e9s, le mod\u00e8le basilical est souvent rest\u00e9 un frein \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une architecture originale. Rares sont les recommandations pr\u00e9cises quant aux codes architecturaux, mais il est arriv\u00e9 que le Conseil propose l\u2019usage de l\u2019ordre toscan plus que de simples piliers. Souvent attach\u00e9 \u00e0 la vo\u00fbte plafonn\u00e9e qui r\u00e9pond aux codes pal\u00e9ochr\u00e9tiens, le Conseil des b\u00e2timents civils ne parvient pas \u00e0 imposer ce mod\u00e8le dans la majorit\u00e9 des cas. Dans le Maine-et-Loire on consid\u00e8rera Saint-Mathurin-sur-Loire o\u00f9, en 1840, la paroisse r\u00e9ussit \u00e0 faire adopter une vo\u00fbte en berceau contre l\u2019avis exprim\u00e9 par le Conseil<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Cet aspect t\u00e9moigne d\u2019un attachement assez unanime des populations \u00e0 la vo\u00fbte plus qu\u2019au plafond. On notera d\u2019ailleurs que sur les neuf constructions n\u00e9oclassiques du Sud-Vend\u00e9e, seule l\u2019\u00e9glise de L\u2019Aiguillon-sur-Mer, avec son plafonnement associ\u00e9 \u00e0 des claires-voies, r\u00e9pond strictement \u00e0 la volum\u00e9trie la plus proche du mod\u00e8le antique. Au niveau national, les choix esth\u00e9tiques sont tr\u00e8s largement influenc\u00e9s par le Conseil des b\u00e2timents civils. En Vend\u00e9e, peu d\u2019\u00e9glises ont \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 l\u2019arbitrage imp\u00e9ratif du Conseil soit parce que le co\u00fbt du projet ne l&rsquo;imposait pas, soit parce que la construction est post\u00e9rieure \u00e0 la p\u00e9riode de consultation syst\u00e9matique de ce Conseil. Si le style n\u00e9oclassique reste une tendance nationale importante, bien qu\u2019en d\u00e9clin dans le temps o\u00f9 sont \u00e9difi\u00e9s les neuf sanctuaires \u00e9tudi\u00e9s du Sud-Vend\u00e9e, l\u2019influence architecturale de la ville nouvelle de La Roche-sur-Yon est ind\u00e9niable<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, de m\u00eame que celle de Fontenay-le-Comte.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La forte influence des premiers exemples locaux et le r\u00f4le des diff\u00e9rents architectes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Importante cit\u00e9 d\u2019Ancien R\u00e9gime dans la r\u00e9gion, Fontenay-le-Comte a longtemps concentr\u00e9 une part importante de l\u2019administration judiciaire, fiscale ou foresti\u00e8re du territoire bas-poitevin. En tous temps concern\u00e9e par les \u00e9volutions des styles d\u2019architecture, la ville ne conna\u00eet pas d\u2019exception quand, au XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, le n\u00e9oclassicisme se propage alors que sont perc\u00e9es de vastes voies de communication dans diff\u00e9rentes provinces. L\u2019intendance poitevine du comte de Blossac bouleverse Fontenay-le-Comte lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019y faire passer la route royale ralliant Limoges \u00e0 la c\u00f4te Atlantique. Trac\u00e9e au sud de la ville m\u00e9di\u00e9vale encore entour\u00e9e de ses remparts, la route donne \u00e0 Fontenay-le-Comte la structure qui est toujours la sienne aujourd\u2019hui<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. Confortant le rang de Fontenay sur le territoire, la route bouleverse la physionomie de la ville par la disparition d\u2019une large part de l\u2019enceinte fortifi\u00e9e, une ouverture du c\u0153ur historique vers le sud et l\u2019aplanissement d\u2019une nouvelle place faisant la liaison avec les faubourgs \u00e0 l\u2019ouest. Ainsi, le corps urbain sort litt\u00e9ralement de son corset du XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et conna\u00eet des transformations dont la concr\u00e9tisation sera encore effective au XIX<sup>e<\/sup>. Bien qu\u2019elle ne suscite pas imm\u00e9diatement une refonte radicale des constructions \u00e0 Fontenay-le-Comte (les abords de l\u2019art\u00e8re ne seront vraiment lotis que bien apr\u00e8s la R\u00e9volution fran\u00e7aise) la route royale permet l\u2019\u00e9mergence de demeures sobres et lumineuses, r\u00e9pondant \u00e0 tout ou partie des caract\u00e9ristiques du n\u00e9oclassicisme. B\u00e2ti lors de la seconde moiti\u00e9 du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l\u2019h\u00f4tel Pervinqui\u00e8re est l\u2019une des constructions fontenaisiennes les plus embl\u00e9matiques de ce style. Cette demeure est repr\u00e9sentative de ce qui sera parfois construit en bordure de la nouvelle route tout comme dans certains ilots de la ville ancienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but du XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, c\u2019est \u00e0 La Roche-sur-Yon que le style n\u00e9oclassique conna\u00eet son expression locale la plus totale. Le V prairial an XII (25 mai 1804), soit sept jours apr\u00e8s sa proclamation en tant qu\u2019empereur des Fran\u00e7ais, Napol\u00e9on I<sup>er<\/sup> d\u00e9cr\u00e8te le transfert du chef-lieu de la Vend\u00e9e de Fontenay-le-Comte \u00e0 La Roche-sur-Yon. Si les faits militaires du nouvel empereur ont consid\u00e9rablement assis sa position de dirigeant, c\u2019est bien un homme pacificateur qui s\u2019exprime dans l\u2019acte de fondation de la ville nouvelle. En effet, le d\u00e9placement de la pr\u00e9fecture \u00e0 La Roche-sur-Yon n\u2019a rien d\u2019un hasard et participe plus largement d&rsquo;une strat\u00e9gie r\u00e9formatrice destin\u00e9e \u00e0 stabiliser le territoire national et \u00e0 le faire fonctionner plus ais\u00e9ment. Le d\u00e9cret sign\u00e9 par Napol\u00e9on au palais de Saint-Cloud pr\u00e9voit la construction d\u2019une pr\u00e9fecture, d\u2019un tribunal, d\u2019une prison, de casernes, d\u2019un h\u00f4pital, d\u2019un lyc\u00e9e\u2026 ainsi que la reconnaissance du cours de l\u2019Yon pour un canal (c\u2019est une des raisons du choix de La Roche-sur-Yon pour la ville nouvelle) et l\u2019ouverture de routes vers Les Sables-d\u2019Olonne, Montaigu, Sainte-Hermine\u2026 Rapidement, les ing\u00e9nieurs des Ponts et chauss\u00e9es se mettent au travail et dessinent une ville a\u00e9r\u00e9e, ceinte de boulevards pour la promenade et organis\u00e9e autour d\u2019une vaste esplanade centrale et de quatre places secondaires. Cette configuration urbaine n\u2019est pas sans liens avec les plans directeurs de villes ant\u00e9rieures&nbsp;; \u00e0 l\u2019image de Philadelphie (\u00c9tats-Unis) dont la trame projet\u00e9e autour de 1682 a, sans aucun doute, largement \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 La Roche-sur-Yon<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a>. Cette inspiration pr\u00e9cise n\u2019est pas anodine parce qu\u2019elle donne \u00e0 l\u2019actuelle place Napol\u00e9on son r\u00f4le de place civique pr\u00e9sentant quatre caract\u00e9ristiques fondamentales&nbsp;: la centralit\u00e9, la monumentalit\u00e9 au sol, la concentration des institutions et l\u2019effacement de celles-ci derri\u00e8re des fa\u00e7ades sobres \u00e0 arcades.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le d\u00e9cret du 25 mai 1804 n\u2019\u00e9voque pas la construction d\u2019une \u00e9glise, la d\u00e9cision d\u2019en b\u00e2tir une est rapidement prise. Dans les projets des ing\u00e9nieurs, il n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 question d\u2019\u00e9tablir le monument au centre de la ville. Napol\u00e9on, tranche rapidement pour une construction \u00e0 l\u2019est de l\u2019esplanade de 2,8 hectares. L\u2019une des cons\u00e9quences logiques est l\u2019abandon du projet de place \u00e0 arcades. Le b\u00e2timent alors projet\u00e9 est en granit et calcaire de Lu\u00e7on, de structure basilicale avec un mur \u00e0 fronton perc\u00e9 d\u2019une porte en fa\u00e7ade, un simple clocher en retrait ainsi qu\u2019une alternance de fen\u00eatres et de niches sur les murs, lesquels donnent sur les bas-c\u00f4t\u00e9s s\u00e9par\u00e9s de la nef par un sobre p\u00e9ristyle. Ce projet peu monumental est valid\u00e9 et financ\u00e9 \u00e0 condition de modifications. Parmi les changements propos\u00e9s, un portique de colonnes en fa\u00e7ade ainsi qu\u2019un clocher dod\u00e9cagonal qui est assez critiqu\u00e9. Ce sont finalement les plans de l\u2019ing\u00e9nieur Simon Vallot, par ailleurs prix de Rome d\u2019architecture en 1800, qui font l\u2019objet de toutes les attentions \u00e0 partir de 1813. Toute la structure du projet est alors revue. La fa\u00e7ade propos\u00e9e dispose d\u2019un fronton surmontant un portique de colonnes toscanes, le plan reste basilical bien que connaissant des modifications notables et l\u2019ensemble est coiff\u00e9 de deux clochers carr\u00e9s l\u00e9g\u00e8rement en retrait \u2013 la mise en retrait du clocher est d\u2019ailleurs une grande caract\u00e9ristique du n\u00e9oclassicisme religieux fran\u00e7ais du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Le co\u00fbt d\u00e9passant le million de francs ne freine pas l\u2019adoption du programme architectural en novembre 1813. Avec la chute de l\u2019Empire, le projet de ville nouvelle est fragilis\u00e9, mais la construction de l\u2019\u00e9glise ne subit que mod\u00e9r\u00e9ment l\u2019instabilit\u00e9 politique et son impact financier. La direction g\u00e9n\u00e9rale des Ponts et chauss\u00e9es confirme le projet Vallot sans que soient abandonn\u00e9s les aspects les plus monumentaux<a id=\"_ftnref9\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-1024x768.jpg\" alt=\"Saint-Louis de La Roche-sur-Yon\" class=\"wp-image-719\" srcset=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-300x225.jpg 300w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-768x576.jpg 768w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-1200x900.jpg 1200w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2-1980x1485.jpg 1980w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/25079545231_42afde28d2_k2.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;\u00e9glise Saint-Louis de La Roche-sur-Yon selon le programme \u00e9tabli sous l&#8217;empire par Simon Vallot, laur\u00e9at du prix de Rome en 1800.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans le mobilier comme dans les choix stylistiques, les changements de r\u00e9gimes nationaux op\u00e8rent peu. Plus qu\u2019un style imp\u00e9rial, le go\u00fbt n\u00e9oclassique est facilement adapt\u00e9 aux diff\u00e9rentes aspirations politiques qui se succ\u00e8dent. Ainsi, lorsque l\u2019\u00e9glise Saint-Louis est achev\u00e9e en 1830<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]<\/a> son apparence est celle d\u2019un vaste \u00e9difice relativement d\u00e9pouill\u00e9 o\u00f9 les aspects liturgiques et religieux n\u2019apparaissent pas visuellement de prime abord. Conform\u00e9ment au dessein architectural de Simon Vallot \u2013 \u00e0 qui il faut associer Charles-Fran\u00e7ois Mandar bien que Vallot soit davantage impliqu\u00e9 \u2013, le sanctuaire est dot\u00e9 en son sein d\u2019un vaste p\u00e9ristyle \u00e0 entablement r\u00e9pondant aux principes du style corinthien romain. Ainsi qu\u2019en attestent diff\u00e9rents cahiers des charges, la marge de man\u0153uvre accord\u00e9e aux entrepreneurs et artisans est assez r\u00e9duite, l\u2019ensemble des aspects esth\u00e9tiques \u00e9tant d\u00e9finis scrupuleusement par le corps des Ponts et chauss\u00e9es<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\">[11]<\/a>. Si le projet port\u00e9 par Simon Vallot a pu \u00eatre menac\u00e9 par les vell\u00e9it\u00e9s du pr\u00e9fet de la Restauration Urbain de Kerespertz contre la figure imp\u00e9riale, le chantier suit son cours et demeure soutenu par l\u2019administration. L\u2019\u00e9glise de la ville nouvelle de La Roche-sur-Yon ne souffre que tr\u00e8s peu du changement de r\u00e9gime politique. Le soutien du pouvoir royal envers l\u2019\u00c9glise ne fait aucun doute et le maintien des orientations n\u00e9oclassiques d\u00e9cid\u00e9es sous l\u2019Empire est loin d\u2019\u00eatre oppos\u00e9 au style architectural et mobilier port\u00e9 sous la Restauration. Le retour \u00e0 la rigueur antique pr\u00e9sent lors du r\u00e8gne de Louis XVI demeure apr\u00e8s Napol\u00e9on mais de mani\u00e8re plus \u00e9pur\u00e9e qu\u2019au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Ainsi, la chaire \u00e0 pr\u00eacher et le ma\u00eetre autel r\u00e9pondent autant au style pr\u00f4n\u00e9 par les ing\u00e9nieurs civils depuis 1804 qu\u2019aux orientations propres \u00e0 la Restauration. Le maitre-autel est aujourd\u2019hui strictement conforme au projet des Ponts et chauss\u00e9es en date du 26 mars 1828<a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\">[12]<\/a> (\u00e0 l\u2019exception du tabernacle et du baldaquin ajout\u00e9s quand la paroisse a souhait\u00e9 transformer le ch\u0153ur dans les ann\u00e9es 1870<a href=\"#_ftn13\" id=\"_ftnref13\">[13]<\/a>). L\u2019ensemble de marbre est adjug\u00e9 \u00e0 Ren\u00e9-Joseph Maz\u00e8res tandis que la garniture de bronze dor\u00e9 est confi\u00e9e \u00e0 la maison Choiselat-Gallien. Dans la m\u00eame p\u00e9riode, un tabernacle de bois dor\u00e9 est con\u00e7u par les ing\u00e9nieurs. Son ex\u00e9cution est confi\u00e9e \u00e0 la maison Groota\u00ebrs. Il est ensuite pos\u00e9 sur le plateau de marbre au-dessus de la table d\u2019autel. Si la maison Choiselat-Gallien n\u2019intervient pas dans la r\u00e9alisation du tabernacle, il est curieux de constater que diff\u00e9rents tabernacles de cet atelier, notamment l\u2019ancien ma\u00eetre-tabernacle de l\u2019\u00e9glise parisienne Saint-Sulpice ex\u00e9cut\u00e9 autour de 1825, sont stylistiquement tr\u00e8s proches de celui r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 La Roche-sur-Yon. Une telle proximit\u00e9 est d\u2019autant plus significative que Choiselat-Gallien est l\u2019un des bronziers les plus renomm\u00e9s de la p\u00e9riode en tous r\u00e9gimes politiques. C\u2019est une maison que l\u2019on retrouve notamment lors du sacre de Charles X<a href=\"#_ftn14\" id=\"_ftnref14\">[14]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Monument majeur consacr\u00e9 en 1830, l\u2019\u00e9glise Saint-Louis de La Roche-sur-Yon n\u2019en est pas pour autant le seul exemple d\u2019architecture basilicale dans la ville nouvelle. D\u00e9j\u00e0, le palais de justice achev\u00e9 sous l\u2019Empire pr\u00e9sentait une salle d\u2019audience vo\u00fbt\u00e9e en berceau, ouverte sur la ville par un portique et close par une abside semi-circulaire. Les deux ruptures de neutralit\u00e9 sur la place Napol\u00e9on que sont l\u2019ancien tribunal et l\u2019\u00e9glise ont tr\u00e8s largement marqu\u00e9 la ville et son identit\u00e9 architecturale. Corps urbain structur\u00e9 \u00e0 la suite d\u2019une d\u00e9cision politique, La Roche-sur-Yon reste en premier lieu une cit\u00e9 caract\u00e9ristique de l\u2019esprit des Ponts et chauss\u00e9es, un programme constructif touchant autant \u00e0 la rationalisation d\u2019un territoire qu\u2019\u00e0 la propagation d\u2019un id\u00e9al de modernit\u00e9, de sobri\u00e9t\u00e9 et de fonctionnalit\u00e9. La diffusion vend\u00e9enne de l\u2019architecture n\u00e9oclassique qui succ\u00e8de \u00e0 la r\u00e9alisation des monuments majeurs de la nouvelle pr\u00e9fecture laisse peu de doute quant \u00e0 la source d\u2019inspiration. L\u2019une des d\u00e9monstrations les plus marquantes est le cas de Chambretaud o\u00f9 le ma\u00eetre-ma\u00e7on charg\u00e9 de reconstruire l\u2019\u00e9glise, consacr\u00e9e en 1840, est envoy\u00e9 puiser son inspiration \u00e0 La Roche-sur-Yon<a href=\"#_ftn15\" id=\"_ftnref15\">[15]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, une personnalit\u00e9 semble se d\u00e9marquer en Vend\u00e9e&nbsp;: Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque<a href=\"#_ftn16\" id=\"_ftnref16\">[16]<\/a>, architecte \u00e0 l\u2019origine de la majorit\u00e9 des \u00e9glises n\u00e9oclassiques du territoire. Fils de pl\u00e2trier n\u00e9 \u00e0 Fontenay-le-Comte en 1804, Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque fut \u00e9l\u00e8ve de Jean-Nicolas Huyot qui enseigna l\u2019architecture \u00e0 l\u2019\u00e9cole des Beaux-arts de Paris. Prix de Rome en 1807, Huyot fut un artisan important de la construction de l\u2019arc de triomphe de l\u2019\u00c9toile, il r\u00e9digea par ailleurs, sous la monarchie de Juillet, le programme d\u2019agrandissement du Palais de Justice de Paris. Architecte d\u00e9partemental de 1848 \u00e0 1855, Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque s\u2019inscrit parfaitement dans l\u2019esprit n\u00e9oclassique de son temps. Si sa fonction lui vaut un certain nombre de commandes, L\u00e9v\u00eaque con\u00e7oit les programmes architecturaux d\u2019\u00e9glises \u00e0 Pissotte, Saint-Sigismond, L\u2019Aiguillon-sur-Mer, etc. avant m\u00eame d\u2019\u00eatre investi de sa charge d\u00e9partementale. Par-del\u00e0 le caract\u00e8re \u00ab&nbsp;officiel&nbsp;\u00bb de l\u2019architecture n\u00e9oclassique, Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque est attach\u00e9 \u00e0 ce style comme en t\u00e9moignent les plans dress\u00e9s pour son habitation personnelle de Fontenay-le-Comte. Sur trois niveaux, la fa\u00e7ade du num\u00e9ro 14 de la rue de la R\u00e9publique pr\u00e9sente en effet un ordonnancement d\u2019inspiration italienne, quand la fa\u00e7ade arri\u00e8re donnant sur la rue du Port poss\u00e8de une ouverture cintr\u00e9e flanqu\u00e9e de pilastres toscans. Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque r\u00e9alise les plans des diff\u00e9rents sanctuaires n\u00e9oclassiques du Sud-Vend\u00e9e, \u00e0 l\u2019exception notable de l\u2019\u00e9glise de Damvix dont le projet est dress\u00e9 par Auguste Garnereau. On observe que Garnereau est \u00e9galement un architecte adepte du style n\u00e9oclassique, notamment lors de la r\u00e9alisation de la fontaine de Thir\u00e9 en 1864. Ce m\u00eame architecte construit \u00e0 Fontenay-le-Comte le bureau d\u2019octroi du port, dont le d\u00e9cor de grecques fait l\u2019originalit\u00e9, mais \u00e9galement le passage de l\u2019Industrie, \u0153uvre dans laquelle l\u2019ordre toscan occupe une place particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Autres figures de l\u2019architecture n\u00e9oclassique en Vend\u00e9e, les acteurs locaux \u00e0 qui l\u2019on confie la poursuite du d\u00e9veloppement de La Roche-sur-Yon. Dans les ann\u00e9es 1840 plusieurs b\u00e2timents publics sortent de terre et le style voulu par le corps des Ponts et chauss\u00e9es quatre d\u00e9cennies plus t\u00f4t reste de mise. Implant\u00e9 \u00e0 l\u2019emplacement des anciennes casernes provisoires, le th\u00e9\u00e2tre municipal est inaugur\u00e9 en 1845. R\u00e9alis\u00e9 par l\u2019architecte-voyer Urbain Pivard, il r\u00e9pond \u00e0 l\u2019ordonnancement fondateur de la ville, tant en mati\u00e8re de traitement de la perspective que d\u2019architecture. La rigueur antique y est appliqu\u00e9e avec un fronton support\u00e9 par quatre colonnes et deux pilastres d\u2019ordre toscan. Pr\u00e9d\u00e9cesseur de Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque au poste d\u2019architecte d\u00e9partemental, Joseph Malet r\u00e9alise lors de la m\u00eame p\u00e9riode les plans de deux sites majeurs&nbsp;: le d\u00e9p\u00f4t d\u2019\u00e9talons et l\u2019asile d\u2019ali\u00e9n\u00e9s de la Grimaudi\u00e8re. Implant\u00e9 sur le territoire communal de Saint-Andr\u00e9-d\u2019Ornay, ce dernier est caract\u00e9ristique du n\u00e9oclassicisme fonctionnel tel qu\u2019on le retrouve dans de nombreux programmes hospitaliers. L\u2019architecte travaille les effets de perspective, de volum\u00e9trie et de sym\u00e9trie par une r\u00e9partition scrupuleuse des pavillons sur la parcelle. Quant au d\u00e9p\u00f4t d\u2019\u00e9talons, Joseph Malet choisit un traitement monumental passant notamment par la construction de deux grand corps d\u2019\u00e9curies b\u00e2tis sur pr\u00e8s de 200 m\u00e8tres de longueur avec seulement un d\u00e9crochage central pour la sellerie.<a href=\"#_ftn17\" id=\"_ftnref17\">[17]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>De ces exemples, deux enseignements peuvent \u00eatre tir\u00e9s. D\u2019une part, le n\u00e9oclassicisme reste consensuel durant environ un si\u00e8cle malgr\u00e9 les bouleversements politiques. D\u2019autre part, c\u2019est un style adaptable \u00e0 tous les besoins de monumentalit\u00e9, de modernit\u00e9 et de fonctionnalit\u00e9 avec un co\u00fbt de mise en \u0153uvre r\u00e9duit. Aussi, la forte pr\u00e9sence de ce go\u00fbt architectural sur certains territoires ne saurait \u00eatre seulement li\u00e9e \u00e0 des convictions esth\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le d\u00e9ploiement du n\u00e9oclassicisme dans les \u00e9glises du Sud-Vend\u00e9e<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Si la construction d\u2019\u00e9glises neuves a surtout lieu lors de la seconde moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle sur les deux-tiers nord de la Vend\u00e9e, il est \u00e0 noter que la partie m\u00e9ridionale du d\u00e9partement s\u2019inscrit dans un mouvement quelque peu diff\u00e9rent. Ce, notamment parce que la situation \u00e9conomique, port\u00e9e entre autre par les c\u00e9r\u00e9ales et le faible nombre de destructions lors des combats de la derni\u00e8re d\u00e9cennie du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le permet avant le reste du territoire vend\u00e9en. Dans le tiers Sud, on observe une plus grande conservation des sanctuaires existants, tandis que le reste du d\u00e9partement se h\u00e9risse de clochers n\u00e9ogothiques. Moins touch\u00e9 par les conflits r\u00e9volutionnaires que le reste de la Vend\u00e9e, le Sud de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est caract\u00e9ris\u00e9 par une \u00e9conomie souvent plus florissante que dans les territoires bocagers, p\u00e9nalis\u00e9s par des ann\u00e9es de troubles et un contexte difficile d\u00e9j\u00e0 bien avant la R\u00e9volution. En outre, la propri\u00e9t\u00e9 est diff\u00e9remment partag\u00e9e entre noblesse, bourgeoisie et gens simples avec une propri\u00e9t\u00e9 paysanne plus forte. Enfin, la gestion des marais et des communaux conduit \u00e0 des pratiques collectives inusit\u00e9es dans les pays bocagers. \u00c0 la diff\u00e9rence de ces territoires, le Sud-Vend\u00e9e conna\u00eet donc un nombre significatif de constructions nouvelles sur le second quart du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. La pr\u00e9servation de sanctuaires anciens appara\u00eet ensuite plus importante en Sud-Vend\u00e9e, le territoire n\u2019est pas pour autant exempt de destructions totales et de restructurations sur la fin du si\u00e8cle. On consid\u00e9rera ainsi la destruction-reconstruction de l\u2019\u00e9glise de Charzais autour de 1877. Si le territoire m\u00e9ridional se rel\u00e8ve donc plus facilement que le bocage \u00e0 la suite de la R\u00e9volution, des disparit\u00e9s m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre observ\u00e9es d\u2019une commune \u00e0 l\u2019autre. Par leurs compositions architecturales, les \u00e9glises reconstruites t\u00e9moignent des richesses li\u00e9es aux cultures agricoles de plaine mais \u00e9galement d\u2019un plus grand besoin d\u2019\u00e9conomies dans les territoires de marais.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Saint-Sigismond, comme dans la plupart des cas, c&rsquo;est l\u2019\u00e9tat de d\u00e9labrement de l\u2019\u00e9glise qui est avanc\u00e9 pour justifier la reconstruction. Si le cur\u00e9 \u00e9voque ce motif dans une lettre envoy\u00e9e \u00e0 la duchesse d\u2019Angoul\u00eame en 1831, ce n\u2019est que dix ans plus tard que le nouveau lieu de culte commence \u00e0 voir le jour. Au c\u0153ur du marais mouill\u00e9, Saint-Sigismond jouit d\u2019un contexte \u00e9conomique assez fragile. Ainsi, l\u2019\u00e9glise est construite dans un strict d\u00e9pouillement avec quatre murs et de simples piliers carr\u00e9s portant un entablement et des vo\u00fbtes en bois. Le cas de Vouill\u00e9-les-Marais est assez proche&nbsp;: l\u2019\u00e9glise est reconstruite int\u00e9rieurement \u00e0 partir d\u2019une base de quatre murs pr\u00e9existants. Le vaisseau basilical \u00e0 trois nefs \u2013 les bas-c\u00f4t\u00e9s qui encadrent le corps central ayant un r\u00f4le essentiel dans la distribution de l\u2019espace \u2013 est dans toutes les situations le plan le plus \u00e9conome et le plus simple \u00e0 mettre en \u0153uvre. Dans le cas de l\u2019\u00e9glise Saint-Pierre de Doix, on remarque un parti pris architectural semblable, mais n\u00e9anmoins plus ambitieux. Si les flancs du sanctuaire poss\u00e8dent des ouvertures cintr\u00e9es assez sobres, la fa\u00e7ade dispose d\u2019un ordonnancement bien moins rustique qu\u2019\u00e0 Saint-Sigismond et Vouill\u00e9. La pr\u00e9sence monumentale de l\u2019\u00e9glise dans le village est en effet assur\u00e9e par la construction d\u2019un large fronton toscan associ\u00e9 \u00e0 un clocher aux baies cintr\u00e9es. On ajoutera \u00e9galement l\u2019\u00e9tagement de la toiture qui aurait tout \u00e0 fait pu permettre une s\u00e9rie d\u2019ouvertures en claire-voie selon la tradition romaine. \u00c0 Damvix, le projet d\u2019Auguste Garnereau pour l\u2019\u00e9glise Saint-Guy est assez semblable \u00e0 quelques d\u00e9tails pr\u00e8s. En ce qui concerne Pissotte par exemple, l\u2019am\u00e9nagement r\u00e9alis\u00e9 par Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque est plus circonscrit que dans les \u00e9glises \u00e9voqu\u00e9es plus haut, mais le fronton et le vaisseau \u00e0 trois nefs sont \u00e0 souligner.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Sainte-Hermine et L\u2019\u00cele-d\u2019Elle, les \u00e9glises construites l\u2019ont \u00e9t\u00e9 avec davantage de moyens \u00e0 partir de projets architecturaux plus aboutis. On observe par cons\u00e9quent un abandon du plan \u00e0 trois nefs qui caract\u00e9rise l\u2019\u00e9glise Saint-Louis de La Roche-sur-Yon et la majorit\u00e9 des \u00e9glises n\u00e9oclassiques b\u00e2ties en France. Commune n\u00e9e de sa r\u00e9union avec Saint-Hermand en 1808, Sainte-Hermine se dote dans les ann\u00e9es 1840 d\u2019un nouveau sanctuaire. Cette \u00e9glise remplace \u00e0 la fois l\u2019\u00e9difice de Saint-Hermand et celui de Sainte-Hermine, dont on consid\u00e8re qu\u2019une reconstruction pr\u00e9sente plus d\u2019avantages qu\u2019une r\u00e9paration. Les arguments avanc\u00e9s par la paroisse \u00e9voquent \u00e0 la fois l\u2019\u00e9tat de ruine imminent de l\u2019\u00e9glise et sa petitesse face \u00e0 une population de&nbsp;\u00ab&nbsp;presque 2000 \u00e2mes qui s\u2019accro\u00eet de jours en jours.&nbsp;\u00bb. Si la question des financements demeure une pr\u00e9occupation essentielle de toute paroisse, la reconstruction d\u2019une vaste \u00e9glise \u00e0 Sainte-Hermine est confort\u00e9e par une croissance \u00e9conomique et d\u00e9mographique (qui s\u2019essoufflera n\u00e9anmoins \u00e0 compter de 1850). Le parti pris architectural est monumental&nbsp;: plan basilical et transepts, entablement de pierre, claire-voie, ainsi qu\u2019un travail de la volum\u00e9trie assez pouss\u00e9. L\u2019ajout de transepts offre un volume int\u00e9rieur en forme de croix latine. Bien qu\u2019inspir\u00e9e de l\u2019Antiquit\u00e9, l\u2019architecture des \u00e9glises de Sainte-Hermine et de L\u2019\u00cele-d\u2019Elle reste empreinte du registre architectural traditionnel auquel les paroisses restent attach\u00e9e sur quelques aspects \u2013 c\u2019est cette m\u00eame r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la tradition qui justifie l\u2019emploi de la vo\u00fbte et non du plafond tel qu\u2019\u00e9voqu\u00e9 plus haut. L\u2019exigu\u00eft\u00e9 et l\u2019insalubrit\u00e9 des anciennes \u00e9glises justifient g\u00e9n\u00e9ralement la reconstruction. N\u00e9anmoins, la beaut\u00e9 ainsi que la grandeur spirituelle des lieux sont des facteurs \u00e0 consid\u00e9rer. Ainsi, le cur\u00e9 de L\u2019\u00cele-d\u2018Elle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 parler de&nbsp;\u00ab&nbsp;redonner au culte une d\u00e9cence que l\u2019on retrouve aujourd\u2019hui dans toutes les paroisses&nbsp;\u00bb pour justifier l\u2019\u00e9dification d\u2019un nouveau sanctuaire<a href=\"#_ftn18\" id=\"_ftnref18\">[18]<\/a>. \u00c0 L\u2019Aiguillon-sur-Mer, on s\u2019enorgueillit de voir sortir de terre une \u00e9glise qui sera \u00ab&nbsp;l\u2019une des plus jolies de Vend\u00e9e pour une population de 2000 \u00e0 3000 \u00e2mes \u00e0 l\u2019avenir \u00bb. Dans ce cas pr\u00e9cis, la paroisse anticipe le d\u00e9veloppement des bains de mers. Elle cherche \u00e0 pousser les murs de la chapelle devenue trop petite et dont les mat\u00e9riaux sont vendus pour couvrir une partie des d\u00e9penses. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, l&rsquo;aide de l\u2019\u00c9tat est r\u00e9guli\u00e8rement sollicit\u00e9e ainsi que l&rsquo;autorisation de lever extraordinairement un imp\u00f4t sp\u00e9cifique \u00e0 la construction de l\u2019\u00e9glise. Le sujet est quelque-peu diff\u00e9rent de la question architecturale, mais certaines archives relatives \u00e0 des demandes de financements pr\u00e9sentent un caract\u00e8re cocasse dans le contexte religieux vend\u00e9en du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Ainsi, le cur\u00e9 de Pissotte n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 supplier en ces termes Louis-Napol\u00e9on Bonaparte pour le financement d\u2019un orgue&nbsp;: \u00ab&nbsp;Veuillez pardonner \u00e0 un pauvre cur\u00e9 de la Vend\u00e9e d\u2019oser s\u2019adresser \u00e0 votre Altesse quoique occup\u00e9e sans cesse de l\u2019\u0153uvre immense de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la France [\u2026] ma paroisse est situ\u00e9e \u00e0 la porte de la ville de Fontenay-le-Comte&nbsp;; et mes jeunes gens, au lieu de venir \u00e0 l\u2019\u00c9glise apprendre l\u2019amour de l\u2019ordre et le respect d\u00fb \u00e0 l\u2019autorit\u00e9, vont, la plupart du temps, passer une partie du dimanche \u00e0 Fontenay, parmi ce que la ville compte de moins bon.&nbsp;\u00bb Pouvant para\u00eetre amusant aujourd\u2019hui, ce courrier r\u00e9dig\u00e9 le 12 f\u00e9vrier 1852<a href=\"#_ftn19\" id=\"_ftnref19\">[19]<\/a> n\u2019est pas anodin, puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 sous l\u2019\u00e9piscopat de Mgr Baill\u00e8s dont les rapports avec l\u2019\u00c9tat r\u00e9publicain puis imp\u00e9rial dirig\u00e9 par Louis-Napol\u00e9on Bonaparte \u00e9taient plus qu\u2019orageux<a href=\"#_ftn20\" id=\"_ftnref20\">[20]<\/a>. Cette simple lettre t\u00e9moigne de divergences de vues entre certains pr\u00eatres et l\u2019administration dioc\u00e9saine. Nul doute que la missive qui a transit\u00e9 par la pr\u00e9fecture e\u00fbt \u00e9t\u00e9 mod\u00e9r\u00e9ment appr\u00e9ci\u00e9e par les autorit\u00e9s religieuses du d\u00e9partement si elles en eurent connaissance par un biais indirect.<\/p>\n\n\n\n<p>En apparence \u00e9loign\u00e9 des divergences internes \u00e0 l\u2019\u00c9glise, le sujet architectural est parfois l\u2019objet de crispations, voire de rejets. La pr\u00e9sence identitaire de la vieille \u00e9glise et de son clocher dans le village est le sujet d\u2019une certaine opposition, \u00e0 l\u2019image de Damvix en 1848. Dans la phase de conception du projet architectural, la question de sortir de la trame rectangulaire est \u00e9voqu\u00e9e avant l\u2019adoption finale d\u2019un plan basilical. Oppos\u00e9e \u00e0 une destruction-reconstruction totale trop dispendieuse ainsi qu\u2019\u00e0 la perte du clocher, une partie de la population n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 \u00e9crire au pr\u00e9fet pour exprimer son m\u00e9contentement<a href=\"#_ftn21\" id=\"_ftnref21\">[21]<\/a>. Dans cette missive prenant la forme d\u2019une p\u00e9tition, le caract\u00e8re identitaire du vieux sanctuaire est mis en exergue, les expropriations n\u00e9cessaires \u00e0 la construction d\u2019un nouveau lieu de culte sont contest\u00e9es (seul le propri\u00e9taire d\u2019une des trois parcelles concern\u00e9es a alors exprim\u00e9 son accord).<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la reconstruction s&rsquo;impose et ne peut plus \u00eatre discut\u00e9e, c&rsquo;est le choix du style qui suscite le d\u00e9bat. Pour leurs \u00e9glises nouvelles ou agrandies, les habitants et les dirigeants paroissiaux cherchent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 adapter le style. Le mod\u00e8le type de La Roche-sur-Yon sert de base. La structure est basilicale avec colonnes ou piliers mais elle est adapt\u00e9e parfois avec des arcades de style n\u00e9o-Renaissance, sans parler de la volum\u00e9trie \u00e9voqu\u00e9e plus haut \u00e0 Sainte-Hermine et \u00e0 L\u2019\u00cele-d\u2019Elle. Ces choix stylistiques font encore l&rsquo;objet d&rsquo;amendements, de modifications ou de transformations dans les d\u00e9cennies qui suivent l&rsquo;\u00e9dification. Par exemple dans les \u00e9glises neuves, le ch\u0153ur est aveugle mais des baies sont bien souvent perc\u00e9es a posteriori.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"769\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-769x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-723\" srcset=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-769x1024.jpg 769w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-225x300.jpg 225w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-768x1022.jpg 768w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-1154x1536.jpg 1154w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-1539x2048.jpg 1539w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-1200x1597.jpg 1200w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-1980x2635.jpg 1980w, https:\/\/williamchevillon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/17854464701_c8cff5b77e_4k-scaled.jpg 1924w\" sizes=\"(max-width: 769px) 100vw, 769px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;\u00e9glise Saint-Pierre de Doix, t\u00e9moignage d&rsquo;un style n\u00e9oclassique adapt\u00e9 et transform\u00e9 plusieurs d\u00e9cennies apr\u00e8s la livraison du programme initial.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, tandis que la Vend\u00e9e se couvre d\u2019\u00e9glises n\u00e9ogothiques ou romano-byzantines, les sanctuaires n\u00e9oclassiques connaissent leur lot de transformations. L\u2019architecture jug\u00e9e trop froide laisse place \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de programmes d\u00e9coratifs parfois non r\u00e9alis\u00e9s auparavant (caissons peints sur la vo\u00fbte par exemple) et d\u2019autres fois con\u00e7us ex-nihilo. \u00c0 Saint-Sigismond, un ch\u0153ur n\u00e9ogothique est m\u00eame ajout\u00e9 d\u2019apr\u00e8s les plans d\u2019Ars\u00e8ne Charrier en 1888. Dans les cas de L\u2019\u00cele-d\u2019Elle<a href=\"#_ftn22\" id=\"_ftnref22\">[22]<\/a> et de Damvix<a href=\"#_ftn23\" id=\"_ftnref23\">[23]<\/a>, l\u2019architecte Victor Clair r\u00e9alise deux clochers qui se d\u00e9tachent largement de l\u2019architecture basse et sobre du d\u00e9but du si\u00e8cle. Tout en gardant quelques aspects antiquisants, l\u2019architecte embl\u00e9matique de la reconstruction des \u00e9glises de Vend\u00e9e au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle r\u00e9alise deux clochers \u00e9lanc\u00e9s et \u00e9clectiques dont l\u2019allure r\u00e9pond \u00e0 l\u2019architecture religieuse glorieuse qui sert de r\u00e9f\u00e9rence en cette p\u00e9riode. M\u00eame les programmes n\u00e9oclassiques assez aboutis comme Saint-Pierre de Doix n\u2019\u00e9chappent pas aux modifications post\u00e9rieures. Un ensemble peint figurant des sc\u00e8nes religieuses est y notamment r\u00e9alis\u00e9 par Pierre Eug\u00e8ne Gu\u00e9rithault entre les d\u00e9cennies 1860 et 1890. S\u2019il y a l\u00e0 rupture avec le dessein initial de Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque, une autre tranche de travaux de la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle vise \u00e0 compl\u00e9ter le registre n\u00e9oclassique du sanctuaire par une reprise des vo\u00fbtes et leur d\u00e9coration, mais \u00e9galement par la sculpture de cannelures sur les colonnes jusqu\u2019alors assez d\u00e9pouill\u00e9es<a href=\"#_ftn24\" id=\"_ftnref24\">[24]<\/a>. Grande s\u0153ur des \u00e9glises n\u00e9oclassiques de Vend\u00e9e, l\u2019\u00e9glise Saint-Louis de La Roche-sur-Yon ne peut \u00e9chapper \u00e0 ce vaste mouvement de transformations. En t\u00e9moignent les r\u00e9alisations verri\u00e8res d\u2019Antoine Lusson (fils) et L\u00e9on Lef\u00e8vre, les baies perc\u00e9es dans l\u2019abside, les chapelles n\u00e9o-byzantines ou encore le baldaquin baroque install\u00e9 par Paul Pizzi dans le ch\u0153ur aust\u00e8re du vaste sanctuaire<a href=\"#_ftn25\" id=\"_ftnref25\">[25]<\/a><a href=\"#_ftn26\" id=\"_ftnref26\">[26]<\/a>. La derni\u00e8re partie du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019apport des ultimes modifications significatives dans les \u00e9glises \u00e9tudi\u00e9es ici, ces transformations annoncent la fin de l\u2019exp\u00e9rience n\u00e9oclassique dans l\u2019architecture vend\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<p>William Chevillon<\/p>\n\n\n\n<p><em>William Chevillon est m\u00e9diateur culturel et chercheur. Autour de la Vend\u00e9e, la Bretagne ou encore le Val de Loire, ses travaux de recherches portent sur le patrimoine, l\u2019urbanisme moderne, l\u2019art contemporain&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tude initialement publi\u00e9e dans le num\u00e9ro 26 de la revue scientifique Recherches Vend\u00e9ennes. Source compl\u00e8te :<\/p>\n\n\n\n<p>William Chevillon, \u00ab L\u2019architecture n\u00e9oclassique des \u00e9glises vend\u00e9ennes au XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Entre approche pragmatique et volont\u00e9 moderniste \u00bb, <em>Recherches vend\u00e9ennes<\/em>, n\u00b0 26, Annuaire de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation de la Vend\u00e9e et revue du <a href=\"https:\/\/www.histoire-vendee.com\/\">Centre vend\u00e9en de recherches historiques<\/a>, La Roche-sur-Yon, 2022, p. 159 \u00e0 170.<\/p>\n\n\n\n<p>Lire aussi : <a href=\"https:\/\/williamchevillon.fr\/index.php\/2023\/03\/12\/1965-1985-reflexions-autour-de-lidentite-architecturale-de-la-roche-sur-yon\/\">1965-1985, R\u00c9FLEXIONS AUTOUR DE L\u2019IDENTIT\u00c9 ARCHITECTURALE DE LA ROCHE-SUR-YON<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Largement comment\u00e9e par l\u2019abb\u00e9 Delhommeau, cette question est par ailleurs \u00e9voqu\u00e9e dans&nbsp;: Richard Levesque, \u00ab&nbsp;Nous \u00e9touffons&#8230; Permettez-nous de b\u00e2tir notre \u00e9glise tant d\u00e9sir\u00e9e&nbsp;\u00bb ! : r\u00e9flexions sur l&rsquo;architecture religieuse vend\u00e9enne au XIXe si\u00e8cle, dans Alain G\u00e9rard (dir.), <em>Christianisme et Vend\u00e9e : la cr\u00e9ation au XIXe d&rsquo;un foyer du catholicisme.<\/em> La Roche-sur-Yon, Centre vend\u00e9en de recherches historiques, 1999, p. 411-425.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Ibid.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Les sanctuaires \u00e9tudi\u00e9s ici sont ceux des communes de L\u2019Aiguillon-sur-Mer, Damvix, Doix, L\u2019\u00cele-d\u2019Elle, Sainte-Hermine, Saint-Sigismond, Pissotte et Vouill\u00e9-les-Marais auxquels est ajout\u00e9e dans une moindre mesure la nef de l\u2019\u00e9glise de Maill\u00e9. Dans l\u2019ensemble des cas \u00e9voqu\u00e9s ici, la s\u00e9rie O des Archives d\u00e9partementales de la Vend\u00e9e sert de r\u00e9f\u00e9rence essentielle, seules quelques c\u00f4tes pr\u00e9cises sont donn\u00e9es \u00e0 titre indicatif.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Fran\u00e7oise Boudon, Les \u00e9glises paroissiales et le conseil des b\u00e2timents civils, 1802-1840, dans Bruno Foucart, Fran\u00e7oise Hamon (dir.), <em>L&rsquo;architecture religieuse au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle : Entre \u00e9clectisme et rationalisme.<\/em> Paris, PU Paris-Sorbonne, 2006, p. 195-210.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Arch. Nat., F<sup>21<\/sup> 2530 dos. 67, 14-02-1834, 2533 dos. 112, 07-03-1837, 2534 dos. 100, 31-07-1838 et 2535 dos. 340, 04-04-1840.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> Alain Delaval, \u00ab&nbsp;La pr\u00e9fecture et l\u2019\u00e9glise Saint-Louis et la diffusion des mod\u00e8les architecturaux \u00bb, dans Gilles Bienvenu, G\u00e9raldine Texier-Rideau<em> (dir.), Autour de la ville de Napol\u00e9on, colloque de La Roche-sur-Yon<\/em>. Presses universitaires de Rennes, <em>collection Art &amp; Soci\u00e9t\u00e9<\/em>, 2006, p. 185-194.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> William Chevillon, <em>\u00c0 la d\u00e9couverte de Fontenay-le-Comte<\/em>. La Roche-sur-Yon, Centre vend\u00e9en de recherches historiques, 2020, p. 46-47.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> G\u00e9raldine Texier-Rideau, \u00ab&nbsp;La place Napol\u00e9on&nbsp;: l\u2019invention de la place civique&nbsp;\u00bb, dans Gilles Bienvenu, G\u00e9raldine Texier-Rideau<em> (dir.), Autour de la ville de Napol\u00e9on, colloque de La Roche-sur-Yon<\/em>. Presses universitaires de Rennes, <em>collection Art &amp; Soci\u00e9t\u00e9<\/em>, 2006, p. 65-72.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> Arch. d\u00e9p. Vend\u00e9e, 1 O 550.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a> Du moins s\u2019empresse-t-on d\u2019achever les derniers d\u00e9tails au sujet desquels l\u2019administration pr\u00e9fectorale se fait insistante en raison de la dur\u00e9e et des rebondissements du chantier (ADV 1 O 551).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]<\/a> Aux archives d\u00e9partementales, les deux cotes essentielles (1 O 550 et 1 O 551) illustrent tout \u00e0 fait l\u2019extr\u00eame pr\u00e9cision des projets d\u00e9coratifs. Ainsi, quand l\u2019ex\u00e9cution des sculptures est adjug\u00e9e \u00e0 la maison Groota\u00ebrs, le d\u00e9tail du style corinthien est d\u00e9fini jusqu\u2019au moindre \u00e9l\u00e9ment v\u00e9g\u00e9tal \u00e0 reproduire dans la pierre.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\">[12]<\/a> ADV 10 FI 60.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\" id=\"_ftn13\">[13]<\/a> Archives de la paroisse Saint-Paul de La Roche-sur-Yon : Registre des d\u00e9lib\u00e9rations du conseil de la fabrique, 1870-1908, 15 mars 1870 ; Registre des recettes et d\u00e9penses de la fabrique, 1874-1890, 18 octobre 1874.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre les \u00e9volutions ornementales, le percement des baies du ch\u0153ur, etc. ces programmes de travaux conduisent \u00e0 augmenter l\u2019emprise des chapelles absidiales jusqu\u2019alors limit\u00e9es \u00e0 une seule trav\u00e9e. Mur\u00e9es \u00e0 l\u2019ouest et utilis\u00e9es comme sacristies, les trav\u00e9es absidiales les plus \u00e0 l\u2019est communiquaient directement vers le ch\u0153ur et le chevet ext\u00e9rieur par le biais de portes m\u00e9nag\u00e9es dans les murs et dont subsistent les traces. L\u2019on peut situer les murs de s\u00e9paration entre les sacristies et les chapelles absidiales au niveau des arcs interm\u00e9diaires situ\u00e9s \u00e0 mi longueur des chapelles actuelles.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\" id=\"_ftn14\">[14]<\/a> Choiselat-Gallien et Poussielgue-Rusand, <em>Catalogue des bronzes pour les \u00e9glises et des vases sacr\u00e9s \/ Choiselat-Gallien et Poussielgue-Rusand<\/em>, 1846, p.5.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\" id=\"_ftn15\">[15]<\/a> Ibid., note n\u00b01.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\" id=\"_ftn16\">[16]<\/a> Le r\u00f4le de Jean-Firmin L\u00e9v\u00eaque est notamment mis en exergue dans&nbsp;: Alain Delaval, \u00ab&nbsp;En Vend\u00e9e, des \u00e9glises \u201cGrecques\u201d&nbsp;\u00bb, <em>revue 303<\/em>, n\u00b043, 1994, p.46-55.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref17\" id=\"_ftn17\">[17]<\/a> Concernant le r\u00f4le des architectes d\u00e9partementaux mais \u00e9galement du Conseil des b\u00e2timents civils, on lira les travaux de Marie-Paule Halgand dont&nbsp;: Marie-Paule Halgand, \u00ab&nbsp;Des architectes en Vend\u00e9e au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;\u00bb, <em>revue 303<\/em>, n\u00b054, 1997, p. 27-41&nbsp;; Marie-Paule Halgand, <em>Architecture et politique &#8211; la construction des b\u00e2timents civils en Vend\u00e9e au XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle,<\/em> th\u00e8se de doctorat sous la direction de Jean-Michel Leniaud, \u00c9cole pratique des hautes \u00e9tudes, 2000.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref18\" id=\"_ftn18\">[18]<\/a> Arch. d\u00e9p. Vend\u00e9e, 1 O 363.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref19\" id=\"_ftn19\">[19]<\/a> Arch. d\u00e9p. Vend\u00e9e, 1 O 512.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref20\" id=\"_ftn20\">[20]<\/a> En r\u00e9alit\u00e9, d\u00e8s 1847 Mgr Baill\u00e8s est en d\u00e9saccord avec la monarchie de Juillet en s\u2019opposant, aupr\u00e8s du ministre de l\u2019Instruction publique, \u00e0 la tenue des foires le dimanche, pr\u00e9textant un \u00e9loignement des fid\u00e8les. \u00c0 partir des \u00e9v\u00e9nements de 1848, le pr\u00e9lat montre des marques d\u2019hostilit\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre du pouvoir r\u00e9publicain puis imp\u00e9rial. Ainsi appelle-t-il \u00e0 l\u2019abstention lors du pl\u00e9biscite de 1851 qui conforte l\u2019autorit\u00e9 de Louis Napol\u00e9on Bonaparte et proteste-t-il contre le <em>Te Deum<\/em> en l\u2019honneur du prince-pr\u00e9sident prescrit par la circulaire du 29 d\u00e9cembre 1851. La querelle entre Mgr Baill\u00e8s et le pouvoir imp\u00e9rial est telle que l\u2019\u00e9v\u00eaque de Lu\u00e7on se voit contraint de pr\u00e9senter sa d\u00e9mission en 1856.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref21\" id=\"_ftn21\">[21]<\/a> Arch. d\u00e9p. Vend\u00e9e, 1 O 265.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref22\" id=\"_ftn22\">[22]<\/a> Arch. d\u00e9p. Vend\u00e9e, 1 O 363.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref23\" id=\"_ftn23\">[23]<\/a> Ibid., note n\u00b017.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref24\" id=\"_ftn24\">[24]<\/a> Louis Delhommeau (abb\u00e9<em>), Inventaire des archives de l\u2019ancienne paroisse de Doix, 1753-1972,<\/em> archives de la paroisse Saint-Pierre-l\u2019Abbaye, Maill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref25\" id=\"_ftn25\">[25]<\/a> Archives de la paroisse Saint-Paul de La Roche-sur-Yon, <em>Registre des d\u00e9lib\u00e9rations du conseil de la fabrique, 1870-1908<\/em>, 15 mars 1870.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref26\" id=\"_ftn26\">[26]<\/a> Archives de la paroisse Saint-Paul de La Roche-sur-Yon, <em>Registre des recettes et d\u00e9penses de la fabrique, 1874-1890<\/em>, 18 octobre 1874.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Saillante dans l&rsquo;identit\u00e9 du territoire, l&rsquo;architecture n\u00e9oclassique est la traduction des \u00e9volutions culturelles, urbaines et sociales que 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